Quand le vent souffle fort,
on suit, les yeux écarquillés,
la danse incohérente des objets qu’il emporte.
Ces rideaux métalliques se dézinguant dans un râle de scie.
Ces câbles menaçants zaguant ici et là.
Ce vase dont les fleurs sont offertes en cadeau.
Ce chapeau rigolo sans tête à réparer.
Cette robe échappée de qui s’en attifa.
Ces lourdes barrières pourtant levées du sol.
Ces branchages arrachés aux arbres qu’il a démis !