Près des abords des marges — au centre des ellipses grisées de matière blanche — loin des étangs poreux et de leurs rivières sans amont, là où le vent ne brasse plus qu’un éther immobile dénué de particule, là où le sable a disparu sous une forêt sèche emmenant avec lui le dernier crépuscule, là où bien avant le monde est née l’idée du monde, là : c’est exactement là que je te reverrai.

Sur les sommets glacés en vertu d’aucun vice.
Dessus les ailes fragiles d’un papillon naissant.
Aux confins confortables dont la fin programmée tombe un jeudi matin.
Sous les tapis volés aux mille et un ennuis.

Tu seras le soleil ébloui par la nuit.
Tu seras le corail épargné sous l’atoll immergé.
Tu seras le bleu roi dans les yeux des sirènes.

Tu seras paisible.

Cependant étonnée de me voir.

— Déjà ? me diras-tu.
— Enfin ! t’enlacerai-je.

Ce long chemin vers le vide
  1. Un long chemin vers le vide
  2. Murmures
  3. La mer est l’infini
  4. Une question
  5. Quand le vent souffle fort
  6. Tous lisses, tous blancs, tous pareils
  7. D’acanthes ensoleillées
  8. Des bouts de ciel
  9. Danse le feu du matin
  10. Un battement de paupière
  11. À nuage blanc
  12. abecederci !
  13. Dans le port de l’Arsenal
  14. Les cinq sens
  15. Qu’elle est belle la Seine
  16. Bientôt
  17. Danser aux quatre vents
  18. Ta main sur ma joue
  19. Près des abords des marges
  20. Des mots
  21. Ce n’est pas tout à fait un paradis