Chroniques du presque-monde

Avant le monde d’avant et après le monde d’après, a existé et existera un presque-monde. Un monde qui aurait pu. Un monde qui est passé tout près. Un monde d’à-peu-près.

image de présentation

Ce trop peu, beaucoup trop chair

(deuxième chronique du presque-monde)

Qui n’a pas entendu dire que la vie était — à tour de rôle et parfois concomitamment — ou belle, ou dure, ou courte mais surtout irremplaçable ? En fait, plus j’y pense et plus je me persuade que le seul qualificatif qui lui convient est celui d’ironique. La vie est absolument et définitivement ironique. À un degré […]

L’ immobile et le catimini

(première chronique du presque-monde)

Au loin, les fourneaux de la ville rejettent leurs dernières fumées grises alourdies de sulfures. Le soleil déclinant en tire des palettes orangées que le soir en sa clémence cerne d’une nuit claire. La route qui mène ici n’est plus qu’un lourd chemin de terre et de cailloux pointus. Des herbes folles s’y donnent rendez-vous. […]

Présomption d’insolation

(Chroniques du presque-monde – introduction)

Souvent — soulevant sous l’auvent le vent saoûl sans le sou — me vient l’envie d’écrire au jugé, à l’emporte-plume, à la va-comme-je-te-pense. L’envie d’aligner les mots comme ils viennent : premier arrivé, premier asservi. Et souvent, cette envie-là se pare d’irrésistible. Mais comme toutes les chimères qui nous emportent au gré sans cesse renouvelé de notre candeur […]